Ces emplacements publicitaires sont une source de revenus indispensable à l’activité de notre site. Espérons que ses auteurs sauront le reprendre pour lui donner le supplément de punch nécessaire ! Il suffirait probablement de peu pour que le spectacle, sans gagner en pertinence, gagne en force de conviction. Il regrettait après le spectacle de n’avoir pas eu davantage de répétitions, mais des musiciens de la petite harmonie lui disaient le plaisir qu’ils avaient eu à travailler avec lui.
Rossini, La Cenerentola (cast B) – Toulouse
Outre qu’on peut en douter, leur spectacle n’en fait pas la démonstration. De nos jours, aux nombre de ceux-ci s’est ajouté le metteur en scène. Son inventivité se donne libre cours, sans autres limites que celles des interprètes.
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Le spectateur aura donc passé une bonne soirée, il aura ri de bon cœur, l’œuvre s’y prête volontiers, mais ne ressortira guère nourri de la représentation. L’orchestre de l’Opéra national de Lorraine, sans être un phalange de tout premier plan, a bénéficié du travail en profondeur fourni par le chef. On soulignera l’excellente prestation de Alessio Arduini dans le rôle de Dandini, virtuose, très musical et fort attachant dans son jeu de scène. Vocalement un peu en retrait des autres chanteurs, Gyula Nagy en Don Magnifico, compense par un jeu de scène fort drôle, dégoulinant de vulgarité et de veulerie.
- En vif contraste, le timbre clair et lumineux du ténor Levy Sekgapane fait merveille en prince Don Ramiro.
- Il est le substitut, dans le subterfuge destiné à permettre au prince de s’informer sur la vertueuse personne qui, selon Alidoro, vit dans cette maison, de Don Ramiro.
- Les spectateurs n’en perdent évidemment pas une miette et ovationnent le spectacle.
- Quelques tentatives d’humour laborieux et des illustrations colorées au rendu assez pauvre jouent le rôle de médiateurs comme ils le peuvent.
Rossini, La Cenerentola — Toulon
Alessandro Corbelli, habituédu rôle de Dandini (nous l’avons notamment entendu à Parisau Palais Garnier aux côtés de Joyce Di Donato), est cettefois Don Magnifico, d’un comique irrésistible et toujours aussibien chantant (il m’a apparu notablement plus fatigué dans le récentCoside Garnier).
Tel n’est le cas de La Cenerentola mise en scène par Guillaume Gallienne. Sur le plateau, les jeunes chanteurs s’en donnent à cœur joie, fiers de participer à cette transmission nécessaire aux plus jeunes. Les décors et costumes chatoyants, robes rose bonbon, jaune poussin, caleçons longs et chaussettes dans la même gamme chromatique soulignaient, avec quelques gags bien nourris, la dimension pétillante de l’œuvre que la direction d’Alphonse Cemin faisait ressortir à chaque accord.
Là aussi, rien ne manque, ni le débit étourdissant – le fameux canto sillabico propre à l’opéra buffa –, ni la verve, ni l’usage de la couleur – l’intention derrière la note –, ni l’intelligence des effets. Y triomphe en même temps que la bonté, Vasilisa Berzhanskaya dans le rôle-titre. Mise en scèneGuillaume GallienneDécorsÉric RufCostumesOlivier BériotLumièresBertrand CoudercChorégraphieGlysleïn Lefever Un régal pour les yeux et les oreilles qui a suscité un vif enthousiasme des jeunes auditeurs, hilares et heureux. Les duos de Sara Gouzy et Laurène Paterno qui incarnent les deux https://www.myminifactory.com/users/hazcasino horribles sœurs (respectivement Tisbe et Clorinda) sont délectables et aussi ravissants que leurs personnages sont cruels.
Aucune réserve, en revanche, pour la direction d’Edmon Colomer, à elle seule un vrai motif de satisfaction. Convaincante, Jose Maria Lo Monaco tarde à le devenir tant la voix semble d’abord petite et la projection modeste ; mais peu à peu elle se réchauffe et, bien que ni le timbre ni l’agilité ne nous captivent, elle séduit par sa probité et sa musicalité car elle ne cherche ni à enfler ni à noircir sa voix, et mène à bien l’épineux finale, où la virtuosité est l’expression même de la vertu triomphante. On pourra objecter que les nombreux rappels à la fin du spectacle sont un démenti à nos impressions.
Les premiers personnages en scène sont les deux sœurs, péronnelles capricieuses et égoïstes. Une jeune femme qui porte un paquet veut lui donner l’aumône, il refuse, mais lui fait tirer une carte et lui prédit un bel avenir. La mise en scène et les décors sont signés de Jochen Schönleber, le surintendant, qui se les attribue désormais quasi-systématiquement, peut-être pour des raisons budgétaires. Remarqué en Ramfis à Rouen, Adolfo Corrado est un Alidoro magnétique, superbe de timbre, auquel ne manque qu’un surcroît de vocabulaire stylistique pour faire de « Là del ciel nell’arcano profondo » une grande page d’opéra seria.
Critique Musicale Et Autres Textes Sur La Musique (romain Rolland)
Le chœur, uniquement masculin, tend à abuser des décibels mais Enrique Mazzola possède un sens aigu du théâtre qui s’accomplit dans ce répertoire. Charmantes mieux que méchantes, Tisbe (Maria Warenberg) et Clorinda (Llanah Lobel-Torres) déposent sur les ensembles les teintes vives de deux voix bien appariées. Même si moins rompu aux arcanes du chant rossinien, le reste de la distribution présente un horizon prometteur. L’élégance aristocratique révèle le prince sous le déguisement du valet.
Rossini, La Cenerentola – Baden-baden
L’abondance d’éléments visuels n’aide pas à focaliser l’attention du spectateur, fort sollicité, et ne remplace pas une proposition forte qui donnerait un sens à l’œuvre. Faute d’une dramaturgie un peu structurée, Murgia se contente de mettre en scène la narration du spectacle, brillamment certes, mais d’une façon fort littérale et finalement convenue, sans en éclairer le sens. Mise en scèneFabrice MurgiaScénographieVincent LemaireCostumesClara Peluffo ValentiniVidéo et LumièresEmily Brassier, Giacinto CaponioAssistanat à la mise en scèneGaëlle SwannCadreursViolette Martin, Théo Martin
Il est le substitut, dans le subterfuge destiné à permettre au prince de s’informer sur la vertueuse personne qui, selon Alidoro, vit dans cette maison, de Don Ramiro. Le rôle est codifié et d’un interprète à l’autre on retrouve la même gamme de mimiques ou de grimaces, l’important étant qu’elles tombent à pic, et c’est le cas. Les affubler d’une perruque blonde pour paraître au bal du prince est une bonne idée, qui explicite leurs modèles et trahit leur fausseté.
Rythme plus que soutenu de représentations de Cenerentola au Théâtre du Capitole de Toulouse (nous avions rendu compte de la première ici), puisque pas moins de huit représentations sont données en seulement dix jours, de quoi en épuiser plus d’un. Mise en scène, décors, costumes et chorégraphieBarbe & DoucetLumièresJoël Fabing Le public, dont les rires ont ponctué les pics comiques, ne boude pas son plaisir et fête longuement les artistes. L’orchestre chante littéralement, et c’est encore un motif d’admiration que l’osmose sonore entre la fosse et le plateau. Sa direction réalise un miracle d’équilibre entre le dynamisme et le lyrisme, qui nous restitue ce joyau dans la plénitude de son éclat, vigoureuse mais sans impatience, et souple infiniment. Au seuil de la maturité physique et artistique, c’est en expert de Rossini qu’il retrouve cette œuvre dans laquelle son aîné le découvrit et qu’il a dirigée maintes fois, en particulier à Bad Wildbad.
Un groupe de jeunes ( ?) fait irruption sur la scène, brutalise le pauvre, qui doit déguerpir, la jeune fille reparaît, portant deux sacs, l’air épuisé, et le rideau se referme, l’ouverture a été donnée. Présentée comme une version de concert avec mise en espace et un ensemble de voix qui ne sont pas celles de superstars, cette Cenerentola s’est révélée, avec trois fois rien (en apparence), être une mise en scène éblouissante, tout simplement géniale ! Restent Michele Pertusi qu’ona connu plus en voix dans le rôle d’Alidoro et Bruno Campanella quifait bien pâle figure face à Riccardo Chailly, chef au disque.
Les chœurs (exclusivement masculins) peuvent eux aussi encore gagner en mordant et affiner leur diction. Les deux sœurs de Cendrillon, respectivement Héloïse Poulet (Clorinda) et Alix Le Saux (Thisbe), parfaitement assorties physiquement, ne quittent pas la grossière caricature dans des costumes peu flatteurs, mais s’acquittent honorablement de leur rôle. Dave Monaco est très brillant également dans le rôle du Prince Ramiro, avec des aigus impressionnants (c’est ce que tout le monde attend) mais peu de variété de couleurs. Tant à l’orchestre que sur le plateau, les ensembles sont réglés au cordeau, l’écriture tellement délicate de Rossini, tout en contrastes et virtuosité vocale, est parfaitement rendue.
